ANELALP

Association Nationale des élus locaux

Amis de la Libre Pensée

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS

 

 

Communiqué

Lundi 2 avril 2018                                                    

Scolarité obligatoire à 3 ans ? Au bénéfice de qui ?

L’Association Nationale des élus locaux Amis de la Libre Pensée a pris connaissance de la déclaration du Président de la République : «J’ai décidé de rendre obligatoire l’école maternelle et d’abaisser de 6 à 3 ans en France l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019»

L’ANELALP constate que cette annonce n’aura en pratique aucune conséquence sur la scolarisation des enfants de trois ans, puisqu’aujourd’hui, 97,6 % (et quasiment 100 % des enfants de 4 et 5 ans) vont déjà à l’école maternelle, et que rien n’obligera les parents des 26000 enfants concernés à les mettre à l’école (instruction à la maison).

L’ANELALP rappelle qu’à l’inverse, depuis des décennies, la multiplication de mesures contre l’école maternelle, et en particulier la chasse aux postes, entrainant la non prise en compte par l’éducation Nationale des enfants de deux ans dans les opérations de carte scolaire (sauf dans les zones dites « prioritaires » ) a fait chuter le taux de scolarisation de cette tranche d’âge de 35% en 1999 à moins de 11 % aujourd’hui.

Orientation confirmée il y quelques semaines par le ministre Blanquer, qui remettait en cause la scolarisation des enfants de deux ans.

Quels desseins cache cette éventuelle « scolarité obligatoire »

dès trois ans?

A qui servirait cette mesure ?

La réponse est simple : à l’école privée confessionnelle.

La défense de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat,

Le combat pour l’abrogation de la loi Debré de financement de l’enseignement catholique :

Sur le Morbihan, c’est quoi concrètement ?

 

  • La construction immédiate du Lycée de Ploërmel, que les lycées catholiques veulent faire interdire
  • L’abandon de toute tentative de fermeture du collège public Montaigne, les mesures de carte scolaire et l’attribution des crédits nécessaires, contre ceux qui veulent le monopole du collège « du Sacré-Cœur »
  • S’attaquer aux déserts scolaires publics, comme dans le canton de Josselin, où la loi Debré permet à l’enseignement catholique de faire interdire l’ouverture des écoles publiques obligatoires : 63 communes sur 261 dans le Morbihan
  • S’attaquer au pillage des finances publiques par l’église catholique : les seules subventions de fonctionnement du Conseil Départemental aux collèges privés s'élèvent à 12.633.205€ en 2014, plus du double des mêmes subventions versées aux collèges publics (5.526.648€) : 42 collègues publics contre 46 catholique en 2008
  • Faire arrêter la prise en charge du bâtiment d’un collège privé Diwan à Vannes par le Conseil Départemental, ce qui serait précédent acquis pour l’enseignement catholique
  • S’adresser aux élus et représentants de l’État pour qu’ils cessent d’assister, comme élus et représentants de la République laïque, aux manifestations catholiques et religieuses
  • La fin des crèches catholiques installées récemment dans des bâtiments publics, comme dans le hall de la mairie de Pleucadeuc
  • Le déplacement hors d’un emplacement public du monument catholique « Jean-Paul II » à Ploërmel, avec son immense croix catholique de 8 m de haut, signe catholique ostentatoire interdit par l’article 28 de la loi de 1905, et déjà condamnée deux fois au Tribunal Administratif

Groupons-nous pour la manifestation du 5 décembre pour développer ces démarches et ces combats.

EN DÉFENSE DE LA LAÏCITÉ ET DE L’ÉCOLE PUBLIQUE...


La Libre Pensée compte parmi ses principes fondateurs la défense de la Laïcité de l’École et de l’État face à toutes les remises en cause aux formes les plus variées qu'elle a subies depuis des décennies.

C'est à ce titre qu’elle revendique que l'argent public soit exclusivement réservé à l'Enseignement public, la République n'ayant qu'une seule école, l'École laïque, et donc que la loi Debré soit abrogée.

Le rappel de ces principes n'est pas inutile au regard de la situation faite à l'école publique dans le Département du Morbihan en 2014, situation qui doit alerter tous ceux qui sont attachés à cette notion fondatrice de Laïcité.

Plus d'une commune sur cinq sur les 261 que compte le département n'ont pas d’École publique, des collèges comme celui de Questembert sont saturés, le nombre de lycées publics reste notoirement insuffisant au regard des évolutions démographiques.


"Choc des civilisations" ou laïcité ?

 

La loi de 1905, loi de tolérance, qui a maintenu la paix civile pendant 110 ans, n’a cessé d’être remise en cause, surtout par la Vème République.

Les opérations communautaristes (avec au premier rang les catholiques et régionalistes) « ethnicistes » et religieuses, voudraient constamment remettre en cause les fondements de la République.

Le groupe Clémence Royer de la Libre Pensée de Vannes organise un débat public avec David Gozlan, secrétaire général de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, lundi 26 janvier, 18h, salle 4, 1er étage, couloir droite, Maison des associations, 6 rue de la Tannerie, VANNES (contacts : 06 47 49 02 02, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., http://lp56.fr) : "Choc des civilisations" ou laïcité ? Comment défendre et rétablir la laïcité ?

 


Conseil régional  du Limousin:

nouvelle atteinte aux lois de la République

 

Citoyens laïques et libres penseurs :

nouvelle victoire contre le Conseil régional !

A la demande de onze citoyens laïques, libres penseurs, des trois départements du Limousin, avec le soutien actif de la Libre Pensée,  le Tribunal administratif de Limoges vient d’annuler l’article 6 de la délibération du 24 mai 2012 par lequel le Conseil régional du Limousin avait attribué une subvention de 47  000 euros à l’école primaire privée sous contrat d’association «  Calendreta lemosina  » de Limoges qui dispense un enseignement en occitan en immersion et accueille une cinquantaine d’élèves de l’agglomération de Limoges. Il enjoint également à celle-ci d’émettre sur cette école, dans les trois mois suivant la notification du jugement, un titre de recettes aux fins de recouvrer les sommes indument perçues par elle. Après l’annulation des subventions versées par diverses collectivités publiques aux comités organisateurs des Ostensions limousines, c’est une nouvelle victoire pour la défense de la laïcité dans la région Limousin.