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Catégorie : Fusillés
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Autour de ce micro, trois libres penseurs, Danielle Roy, Xavier Hyvert, et moi-même, Pierre Roy. Danielle Roy est présidente de l'association laïque active autour des monuments aux morts pacifistes de la Loire (Saint-Martin d'Estreaux, Ambierle) ; Xavier Hyvert est président d'une association du même type dans le Rhône (Dardilly, Villié-Morgon) et je suis membre de la Commission Administrative Nationale, chargé de suivre le travail pacifiste internationaliste de la Libre Pensée. Aujourd'hui nous allons faire le point sur une cause qui mobilise la Libre Pensée depuis très longtemps, cause qui est soutenue par des associations nationales amies comme notamment l'ARAC, l'Union pacifiste, le Mouvement de la Paix. Cette cause est celle de la réhabilitation collective des fusillés pour l‘exemple de 14-18.

Xavier : Pierre, peux-tu pour commencer nous dire où l'on est dans ce dossier ? Ne peut-on pas parler de « dérobade politique » pour ce qui s'est passé jusqu'alors ?

Pierre : Oui, dérobade politique ; elle a une histoire. Passons sur les épisodes précédents - car notre action ne date pas d'hier - pour concentrer le propos sur les 5 dernières années écoulées.

A - En effet, au début du quinquennat précédent, il y eut tâtonnement en haut lieu sur la réponse la plus appropriée à faire à notre revendication répétée auprès des autorité ainsi qu‘aux premières demandes émanant d’élus ; on pouvait penser que - y compris une partie de la hiérarchie militaire - n’était pas hostile à ce que la page soit tournée d’une guerre ancienne et dont personne ne pouvait nier, y compris dans les rangs des officiers supérieurs contemporains, que ce fut une guerre atroce à tous égards, très mal gérée par le haut commandement, et que la réhabilitation de l’ensemble des soldats fusillés pour l’exemple ne posait pas de problème majeur.

B - Puis une réponse de compromis (en réalité une vraie dérobade) a été élaborée entre ceux qui n’auraient pas refusé cette réhabilitation collective et ceux qui y étaient franchement hostiles (une fraction probable d’anciens combattants ; même minoritaire, elle a pesé ; et probablement aussi une fraction de la hiérarchie qui avait peur d’une remise en cause globale de l’institution militaire) ; cette réponse - consistant à botter en touche en subordonnant toute décision à la commission du cas par cas - a été alors systématiquement faite par les ministres ou secrétaires d’Etat en charge de ce dossier. Ce compromis-dérobade entre « colombes » et « faucons » en quelque sorte, ce fut la perspective ouverte de la fameuse commission d’investigation au cas par cas qui devrait comprendre des historiens, des élus, des juristes et des militaires. L’idée de cette commission fut - à partir d’un certain moment - invariablement opposée aux demandes de réhabilitation demandées par des élus, des assemblées territoriales - j’y reviendrai - et les organisations qui agissent ensemble sur ce dossier.

C -Parallèlement le chef de l’Etat alors en exercice, Nicolas Sarkozy, au moins à deux reprises à l’occasion de discours prononcés le 11 novembre - pendant les premières années de son quinquennat dites d’ouverture où il capté des individualités classées à gauche - est allé plutôt loin dans la reconnaissance de la valeur de la cause des fusillés pour l’exemple ; mais cela s’est arrêté au mot réhabilitation qui n’a pas été prononcé.

Donc on a vu à l’oeuvre une stratégie ambiguë et qui finalement a débouché sur le statu quo ante, ainsi on est revenu à la case départ.

Pourtant il faut ajouter que les contacts et entrevues qui ont eu lieu avec des chefs de cabinet ou conseillers – je pense notamment à l’une d’entre elles à laquelle j’ai participé, dans le cadre d’une délégation des organisations agissant ensemble sur ce dossier, conduite par Marc Blondel qui eut lieu le mercredi 23 février 2011 au ministère de la défense ; la délégation fut entendue par Monsieur Thierry-Marc Pineaud, « conseiller pour les anciens combattants, le patrimoine culturel et la mémoire » dans un climat de grande courtoisie et d’écoute réelle de nos points de vue.

Il faut souligner que les assemblées élues n’ont pas les états d’âme malvenus, totalement hors sujet, à mon avis, des tenants du cas par cas. Parmi les très nombreuses prises de position de conseils municipaux, conseils généraux et conseils régionaux en faveur de la réhabilitation collective, je mentionnerai le conseil général de Corrèze alors dirigé par François Hollande. Et je citerai des extraits de la dernière prise de position en date que je connaisse, celle du conseil régional de Champagne-Ardenne, en date du 25 juin 2012 :

Durant la première guerre mondiale, 2400 soldats français ont été condamnés lors de jugements expéditifs et arbitraires, rendus par des conseils de guerre spéciaux, pour refus d’obéissance, abandon de poste ou mutinerie rendus par des conseils de guerre spéciaux. Plus de 650 d’entre eux ont été fusillés pour l’exemple. Ces « fusillés pour l’exemple » sont morts pour la France et par la France. Ils n’étaient pas des lâches comme les autorités militaires ont voulu le faire croire. Ils se sont insurgés devant l’hécatombe, contre les échecs répétés des assauts sous la mitraille. Au chemin des Dames en 1917, entre Reims et Soissons, plus de 200 000 soldats ont péri en quelques semaines. Après cette désastreuse offensive, 40 000 soldats refusent de monter au front et dénoncent des erreurs de commandement. Sous les bombardements incessants, dans une boue trempée de sang, plongés dans le désespoir, ils ont refusé d’être sacrifiés pour rien, de mourir lors d’attaques condamnées à l’avance. […] il est temps de reconnaître la mémoire de ces soldats qui sont allés jusqu’à l’extrême limite de leur force et de leur humanité. Tous ces hommes ont été injustement dépossédés de leur honneur. Il appartient à la République de la leur rendre et de réparer cette injustice comme le demandent leurs descendants et nombre d’associations. Le Conseil régional apporte son soutien à cette réhabilitation pleine, publique et collective de tous les « fusillés pour l’exemple » de la guerre de 1914-1918 et demande au Président de la République de prendre une décision forte en ce sens.

Voilà. C’est clair et c’est net. Que ce soit par la voie parlementaire ou à l’initiative du Président, la revendication est bien celle qui nous occupe dans cette émission

Ceci dit, à l’heure qu’il est, la réhabilitation collective n’est toujours pas prononcée. Cela peut paraître incroyable mais c’est ainsi. Encore tout récemment, le 15 septembre dernier, au rassemblement de La Courtine - qui inaugurait un mémorial édifié à l’initiative de la Libre Pensée de la Creuse en l’honneur des soldats russes désireux de regagner la Russie après la révolution de Février 1917, et qui furent durement réprimés, parqués dans ce camp militaire et finalement réduits par la canonnade -, notre président Marc Blondel le rappelait devant la presse : les soldats français fusillés pour l’exemple ne sont toujours pas réhabilités, sans distinction d’aucune sorte.

Danielle : mais tout de même, ça bouge, comme on dit. Il y a eu des initiatives, y compris dans les sphères gouvernementales ; je pense au rapport de M. Zimet, qui, d’ailleurs est opposé à la réhabilitation collective, et qui, sous le gouvernement précédent a proposé la mise place de cette fameuse commission du cas par cas. Qu’en dis-tu Xavier ?

Xavier : Il faut dire une nouvelle fois que la méthode de la commission au cas pas cas ne peut déboucher que sur une procédure interminable. Si on attend les conclusions sur chaque cas de fusillé, on en a pour des décennies et ce n’est pas céder à l’esprit polémique que de l’affirmer. Quand on prend en compte la complexité du problème, on ne peut qu’aboutir à cette conclusion.

Mais ce n’est pas le seul aspect de l’inadéquation de cette méthode du cas par cas, s’agissant de la réhabilitation des fusillés pour l’exemple. En fait c’est une méthode inappropriée et, disons le mot, infaisable.

En effet, soit les dossiers de fusillés existent, soit ils n’existent pas.

a - Quand ils n’existent pas, en conséquence de faits de guerre qui ont détruit les archives d’une unité militaire qui les détenait, comme ce fut le cas, et ce cas fut fréquent, lors d’épisodes nombreux de cette guerre ravageuse - ou pour toute autre raison - quel sens pourrait bien avoir le cas par le cas pour une situation où les dossiers ont disparu définitivement ?

Aucun, cela va sans dire.

b - Mais, même s’ils existent, ces dossiers, au Fort de l’Est où ils sont entreposés, rien ne garantit que ces dossiers permettent d’établir la vérité des faits. « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage » dit le proverbe. Et cela dans une période où la terreur la plus physique, mais aussi la plus mentale, est vécue au quotidien ; dans une période où le haut commandement est incapable de gérer la guerre correctement, avec un minimum de rationalité et d’esprit de justice, on peut s’attendre à des manipulations, à des falsifications concernant les faits eux-mêmes. Le problème de la connaissance factuelle est fondamental pour les victimes réputées avoir relevé du « droit commun ». Fondamental, mais frappé d’une incertitude radicale. Or ces prétendus « droit commun », inchiffrables au demeurant, sont l’argument massue, qui est opposé, par certains, à notre demande de réhabilitation collective.

Pour mesurer le degré de falsification dont fut alors capable le commandement, il suffit de penser à l’affaire de Vingré, à celle des 4 caporaux de Souain, à celle de Flirey, au soldat Bersot etc. etc.

Si un acte que la morale du temps de paix réprouve a été commis à l’arrière des tranchées, un vol, voire un viol ou un meurtre, dans le chaos gigantesque qui existait alors, sous les bombardements incessants, dans la boue ensanglantée, la puanteur des cadavres en décomposition alentour, l’alcool fourni en abondance pour anesthésier les esprits déjà retournés par le shell shock qui favorise la démence, comment savoir si cet acte a été commis par tel ou tel, simple soldat, sous-officier, officier ? Quelle vengeance sourde a pu alors se produire contre un pauvre type qu’on a accablé d’un acte qu’il n’avait pas commis ? Quel crédit accorder à des rapports dont rien ne garantit l’objectivité ? Au terme expéditif de quelles manigances obscures une condamnation à mort a-t-elle été prononcée contre tel ou tel réputé coupable ?

Dans cette parenthèse de non-droit qu’est une guerre aussi sauvage, il a été procédé à de telles mises en scène (cas Chapelant et d’autres) que rien, absolument rien, ne garantit la véracité des rapports qui accablent le prévenu et la condamnation qui s’en est suivie. Nous avons quantité de témoignages d’honnêtes officiers de terrain qui expliquent qu’après un assaut meurtrier ou un déluge d’artillerie, leurs soldats restaient des jours entiers comme ayant perdu la raison, le contrôle d’eux-mêmes, voire l’usage de la parole etc.

Il me suffira d’évoquer à ce sujet le cas Chapelant, bien connu des chercheurs du Rhône. Ce sous-officier, né à Roanne de parents qui s’installèrent à Ampuis dans le Rhône, fut fusillé pour l’exemple sur l’accusation infondée de passage à l’ennemi. Blessé grièvement, il fut attaché sur un brancard dressé contre un poteau pour être fusillé. Incroyable mis en scène macabre qui donne une idée du crédit qu’on peut accorder à la parole de certains officiers accusateurs de soldats et parfois, comme dans le cas Chapelant, accusateurs d’un collègue dont on veut la perte, peut-être pour se sauver soi-même.

La LP du Rhône et l’association laïque des monuments des monuments pacifistes organisent, ensemble, une conférence débat à Ampuis, près de Lyon, ville d’origine de la famille Chapelant, autour du cas emblématique de ce sous-lieutenant, le 12 octobre prochain. Cette conférence-débat sera un moment de notre participation à la campagne nationale pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple qui précédera le rassemblement pacifiste du 11 novembre que nous organisons chaque année depuis plus de 10 ans avec l’ARAC et le S.D. de la LDH.

Il y a plus de 90 ans, le Progrès du 25 septembre 1921,au terme d’une série d’article sur « l’Affaire Chapelant » dans le cadre d’une campagne de dénonciation des « erreurs des conseils de guerre », de plusieurs semaines, titre son dernier article « L’Affaire Chapelant – Jugement nul » et conclut sa démonstration faite à partir des faits que « Chapelant ne s’est pas rendu et que le procès a été vicié par toutes sortes d’inégalités et de manœuvres ». En effet, le conseil de guerre qui condamna le sous-lieutenant Chapelant n’a entendu aucun des témoins ; le rapport du commissaire du gouvernement tendant à une mise en jugement est daté du 17 octobre 1914, porte donc une date postérieure, à la réunion du Conseil de guerre (10 octobre) et à l’exécution (11 octobre). Cette affaire est un exemple qui montre le degré de manipulations et de falsifications dont fut capable le commandement.

Du côté d’une commission cas par cas ce serait donc une Impasse complète, puisque on subordonnerait la réhabilitation collective à des conclusions qui ne pourraient être qu’aléatoires, incertaines, révocables en doute, sans compter le temps qu’il faudrait pour y aboutir.

Pierre : Danielle, peux-tu nous préciser la revendication exacte de la Libre Pensée et de ses partenaires en matière de réhabilitation des fusillés pour l’exemple. Il y a eu des initiatives prises ici et là. Parfois il règne une certaine confusion. Qu’en est –il exactement ?

Danielle : Pour la Libre Pensée et ses partenaires, la cause de la réhabilitation est à prendre en bloc, sinon elle n’a pas de sens. C’est un acte de justice d’Etat qui est demandé, pas la conclusion d’une enquête individuelle. Les Anglais l’ont bien compris qui ont même aménagé un carré spécial dans leur gigantesque cimetière militaire pour les 306 fusillés réhabilités en bloc. C’est la position de l’ARAC résumée dans la formule : « aboutir à la réhabilitation complète de tous les fusillés pour l’exemple sans distinction de situation particulière ». C’est d’une manière générale la position de nos partenaires unis sur la même demande : réhabilitation de tous les fusillés pour l’exemple de la guerre de 14-18. C’est la position de l’Union pacifiste, du Mouvement de la Paix et de l’ARAC bien entendu. J’ajoute que beaucoup de structures départementales de la Ligue des droits de l’homme partagent cette position.

Nous disons, Réhabilitation par la République et non pardon car nous sommes dans le pays de la Révolution Française et de la loi de Séparation de 1905.

Nous critiquons ainsi le projet de loi des sénateurs Front de Gauche d’il y a 3 ans, projet qui est fondé sur le pardon. Repentance, pardon, ce n’est pas notre démarche. Nous saluons l’intention louable de ces élus du Front de gauche, mais ce n’est pas une inspiration religieuse qui guide dans leur action les partisans de la réhabilitation collective.

Les inscriptions sur les monuments aux morts ? C’est une démarche tout à fait respectable mais qui ne peut absolument rien régler quant à la réhabilitation réelle et nationale

Ce qu’on veut c’est un acte politique national de réhabilitation collective. Un acte de justice. Il n’y a rien qui puisse s’y substituer.

Et c’est pourquoi, dans ce contexte, je voudrais insister sur un point capital : la loi Laffineur qui dénature le 11 novembre. A ce sujet, je lis pour nos auditeurs, un passage de la motion unanime du dernier congrès national de la Libre Pensée qui s’est tenu à Sainte-Tulle, dans le 04 :

Cette année – si d’ici la date anniversaire en 2012 de l’armistice de 1918, rien n’a été modifié – le 11 Novembre prendra une tournure inédite. Un patriotisme sans nuances y sera affiché d’une façon ostentatoire, ce qui n’était pas le cas à l’origine et ne fut pas non plus le cas par la suite. En effet la loi proposée par Marc Laffineur, sous la précédente législature, loi votée par ce qui était alors la majorité des deux assemblées et promulguée le 28 février 2012 (publiée au JO du 29 février 2012), organise un 11 Novembre « d’hommage à l’ensemble de ceux qui sont morts pour la France ». Ce qui signifie qu’on mélange dans cet hommage d’une part les poilus et tous les soldats du contingent, victimes de guerres imposées par le talon de fer du Capital, avec, d’autre part, par exemple, les soldats de métier, qui ont servi et servent à maintenir l’ordre colonialiste, ainsi que le capitalisme dont il procède, sans oublier toutes les idéologies religieuses qui l’assortissent (cf. « catholique et Français toujours »).

Cette confusion ne peut pas servir la cause de la Civilisation, et elle obère l’adhésion, plutôt consensuelle jusqu’alors, aux cérémonies du 11 Novembre. On peut d’ailleurs penser que la nouvelle législature devrait modifier, voire supprimer, cette disposition législative dénaturant le sens desdites cérémonies. En effet le congrès national de la Libre pensée estime que, dans son fond, cette loi de circonstance est contraire à la liberté d’opinion, puisqu’elle oblige les citoyennes et citoyens de ce pays à épouser peu ou prou les thèses des va-t-en-guerre et des nostalgiques de la colonisation ; les dates-anniversaires de conflits, de signification différente voire opposée, sont ainsi regroupées par la loi Laffineur dans un 11 Novembre infidèle à ses origines.

La Libre Pensée n’entend pas pour autant renoncer à sa tradition de mobilisation des pacifistes internationalistes à la date ou autour de la date du 11 Novembre. Elle appelle ses fédérations à organiser des rassemblements massifs dans tous les départements. Les monuments aux morts pacifistes, les plaques commémorant des militants pacifistes laïques comme Jean Jaurès, Pierre Brizon, Jean-Pierre Raffin-Dugens, Alexandre Blanc et d’autres, offrent partout un lieu pour affirmer nos convictions et celles des associations comme l’ARAC, l’Union pacifiste, le Mouvement de la paix et comme les sections départementales de la LDH, qui partagent notre point de vue sur la réhabilitation républicaine.

La loi Laffineur est donc une loi dont nous demandons l’abrogation. Elle donne au 11 novembre un caractère qu’il n’a jamais eu jusqu’alors. C’était - jusqu’au vote de cette loi de circonstance -, une cérémonie pour la paix et en hommage aux morts. Une cérémonie non militaire. C’est ce caractère que le 11 novembre a eu d’emblée. C’est ce caractère que la loi Laffineur lui a fait perdre.

Annie Crépin, historienne, qui a écrit une Histoire de la Conscription, donne à ce sujet, dans les pages 343-344 de son ouvrage, paru chez Folio, une analyse indiscutable du sens donné par les civils, les poilus et les élus locaux au 11 novembre.

C’est cette signification pleinement humaine de refus de la guerre, si on va au fond des choses, que nous voulons préserver.

Conclusion

Pierre : On peut résumer notre position par ces deux revendications :

-  réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple, sans plus attendre ; c’est à ceux qui décident au niveau du pouvoir de l’Etat d’agir et de décider cette réhabilitation, et à personne d’autre ;

-  restitution au 11 novembre de sa signification profonde de refus de la guerre et d’hommage aux morts à la guerre.

C’est dans cet esprit que nos fédérations préparent des rassemblements pacifistes à la date et autour de la date du 11 novembre.

RV donc au 11 novembre pour tous nos auditeurs, lors des initiatives pacifistes qui auront lieu dans leurs départements respectifs.

La Libre Pensée vous remercie de votre écoute.



Pour faire suite à l’émission nous vous invitons à lire l’article suivant : "D’ores et déjà, plus de 39 rassemblements et manifestations autour du 11 novembre". Cliquez sur ce lien pour lire l’article.

Cliquez sur ce lien pour l'accès à l'article publié sur le site de la FNLP, et aux autres émissions sur France Culture.

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