Élèves ou adeptes ?

La hiérarchie cléricale manifeste clairement sa main-mise sur les jeunes consciences : la bénédiction des cartables fait partie du cérémonial de rentrée.

Cette année, par exemple, ont fait l'objet d'un articles dans Le Télégramme la bénédiction des cartables à l'école Notre-Dame de Kerdroguen à Colpo, à l'école Sainte-Hélène de Berné, à l'école Sainte-Jeanne d'Arc de Langonnet, à l’école Sainte-Marie de Landévant, à l'école Sainte-Anne de Nostang, à l'école Sainte-Anne de Séné, à l’école Saint-Joseph de Saint-Thuriau... sans exhaustivité, selon la diligence des correspondants locaux !

Et au titre de la loi Debré et des textes qui ont suivi, c'est l'état qui finance, qui recrute les enseignants avec l'accord d'un chef d'établissement, qui est leur employeur ; ils deviennent des contractuels de droit public.

Curieusement, alors qu'on cherche avec toutes les contorsions possibles à interdire, au nom de la « laïcité », aux mères de famille accompagnant des sorties scolaires de porter une tenue pouvant afficher des convictions religieuses, on se trouve face à des agents disposant d'un statut de droit public, chargés d'une mission de service public et à qui on n'impose, bien au contraire, aucune contrainte. Car les textes officiels le disent bien : il s'agit, pour ces établissements, d'un contrat d’association au service public de l'éducation.

L'état accepte donc, depuis des décennies, de former des adeptes à un culte, en contradiction avec les fondements de l'instruction publique telle qu'elle a été établie depuis la fin de XIXème siècle.

Plus que jamais, abrogation de toutes les lois anti-laïques !

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