Entre précieuses ridicules et Vychinski d’opérette
On peut ne pas être d’accord avec les recommandations de l’Observatoire de la laïcité, organisme placé près du Premier Ministre. Le plus souvent, sur des questions cruciales, la Fédération nationale de la Libre Pensée se retrouve dans les avis formulés, car ils puisent à la même source : la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat qui est une loi de liberté permettant à chacun d’user de sa conscience comme il l’entend. Parfois, comme sur la question des crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République, les avis divergent.
Il n’y a rien là que de très normal dans un débat démocratique. Il est par contre inacceptable que les Inquisiteurs d’un temps nouveau, qui fleure bon l’intolérance contre tout ce qui n’est pas « politiquement correct », osent réclamer des têtes, des démissions, des révocations.
Coincés dans des aventures personnelles d’ambition non-réalisées, des rancœurs anciennes et des conceptions liberticides nauséabondes, ces Ayatollah « laïcides » se prennent pour des Vychinski (procureur menchevik des procès de Moscou de 1937). Celui-ci disait avec sa morgue stalinienne coutumière : « Donnez-moi une phrase de quelqu’un, je me charge de le faire pendre ».
La Fédération nationale de la Libre Pensée, révulsée par une telle attitude, qui a toujours été condamnée par la conscience démocratique, s’est donc associée sans aucun problème ni réticence à la déclaration commune ci-dessous à l’initiative de la Ligue de l’Enseignement et de la Ligue des Droits de l’Homme.
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