Le Télégramme n’est pas un journal d’opinion… quoique. Il donne régulièrement la parole dans sa « Tribune » à des intervenants hostiles à notre héritage républicain. Ainsi, dans l’édition du 4 août, Yvon Ollivier, président de l’association Koun Breizh1, s’en prend à Robespierre […]
Lire la suiteCatégorie : Histoire
Conférence de réhabilitation de Jean-Marie Perrot, collabo nazi antisémite, par Yves Mervin
Premiers signataires :
Fédérations départementales de la Libre pensée 22, 29, 56 et 35
Associations Républicaines des Anciens Combattants ARAC 22 et 29
la France Insoumise des Côtes d’Armor
A
Madame le Maire de Quimper
Monsieur Le Maire de Scrignac
Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux
Objet. Conférence de réhabilitation de Jean-Marie Perrot, collabo nazi antisémite, par Yves Mervin (https://devoirdememoireenbretagne.wordpress.com)
Mesdames, Messieurs,
Vous trouverez en pièces jointes un courrier envoyé ce jour au préfet du Finistère ainsi que des documents relatant la biographie de Jean-Marie Perrot qui sera jusqu’au 12 décembre 1943 le curé de Scrignac. L’objet de cette lettre est de demander au préfet, représentant de la République dans le département, d’interdire toute manifestation de réhabilitation de Jean-Marie Perrot comme cela est annoncé le 9 décembre prochain à Quimper et le 10 décembre à Scrignac dans l’espace public au lieu-dit la Croix Rouge (voir le lien devoir de mémoire et le calendrier dans le lien ci-dessus). En effet, le dénommé Jean-Marie Perrot, curé de Scrignac, était un collaborateur notoire des autorités nazies qu’il recevait régulièrement dans le presbytère de la commune, délateur des réseaux de Résistance dont furent victimes des résistants de Scrignac (tortures, exécutions, déportations) et créateur de la revue antisémite Feiz ha Breiz (voir sa biographie sur le site du GRIB). La décision de l’abattre comme ennemi actif de la résistance et de la nation (il avait des armes livrées dès 1939 par les nazis dans la cabane de son jardin) a été mise à exécution le 12 décembre 1943. C’est pour le venger que sera créée l’armée bretonne sous le nom de bezen Perrot : portant l’uniforme du service de sécurité des SS, elle était totalement aux ordres des nazis. Les exactions de cette unité sont tristement célèbres car ses membres ont participé en 1944 aux arrestations, aux tortures et aux exécutions de nombreux résistants au nom de « l’Europe nouvelle ». Leur dernier fait odieux s’est déroulé lorsque, à l’arrivée des Alliés qui allaient délivrer Rennes le lendemain en août 1944, ils ont fui avec les divisions allemandes via Troyes en Champagne. Là, ils ont sorti avec les SS, 49 résistants de la prison de Troyes et les ont été fusillés. Ce fait est raconté par Françoise Morvan dans l’essai « un crime resté impuni ».
Lire la suiteAbbé Perrot : Déclaration du Bureau national de l’ARAC
L’ARAC a compté dans ses rangs des centaines de combattants, de résistants, de déportés morts pour la liberté de la France et du monde pendant la seconde guerre mondiale. L’annonce d’une renaissance dans le Finistère, en 2023, des partisans de Jean-Marie Perrot pose question à notre association.
Rappelons qu’à titre strictement personnel cet abbé Perrot sera l’un des animateurs du Parti National Breton. Véritable ami du Reich nazi, celui-ci militait pour que lui soit rattachée une Bretagne devenue indépendante. Il fut particulièrement apprécié dans les pires milieux collaborationnistes, par ses écrits racistes notamment son antisémitisme virulent.
Pour stopper ses actions contre la Résistance et l’ampleur de sa propagande pronazie qui se développait dans le Finistère et en Bretagne, des mouvements de résistance décidèrent de son exécution qui eut lieu le 12 décembre 1943. Selon les historiens très documentés, celle-ci fut décidée en lien avec le Bureau Central de renseignements et d’action de Londres.
En sa mémoire, les miliciens bretons pronazis appelèrent Bezen Perrot l’unité criminelle de la Waffen S.S. qui sévit en Bretagne contre la Résistance et les forces alliées de Libération
Nous sommes inquiets en constatant que des fractions identitaires de l’ultra droite osent réapparaitre à visage ouvert dans différents points de France, d’Europe et d’autres parties du monde.
Nous demandons aux pouvoirs publics, aux élus concernés de prendre les mesures qui s’imposent pour arrêter ces nouvelles menaces contre notre République.
Villejuif, le 6 décembre 2023
Lire la suitecérémonie clandestine par des « identitaires » à Rosporden le 11 novembre 2023 – réhabilitation de l’abbé Perrot à Quimper
Premiers signataires :
Fédérations départementales de la Libre Pensée 22, 29, 56 et 35
Associations des Anciens Combattants des Côtes d’Armor ARAC 22 et 29
La France Insoumise des Côtes d’Armor
à
Monsieur le Préfet du Finistère
Objet : cérémonie clandestine par des « identitaires » à Rosporden le 11 novembre 2023 – réhabilitation de l’abbé Perrot à Quimper
Le 6 décembre 2023
Monsieur le Préfet,
Un article du Télégramme édition de Quimperlé daté du 17/11/2023 informe les lecteurs qu’une cérémonie menée par des « identitaires bretons » a eu lieu devant le Monument aux morts de Rosporden, dans la clandestinité mais publiée sur des réseaux sociaux. Cet article nous informe de la condamnation de cette cérémonie par Monsieur Le Maire de Rosporden, arguments à l’appui.
Nos associations dénoncent cette opération du nouveau Parti national breton (PNB), lequel reprend le nom du P.N.B. nazi connu pour son rôle dans la collaboration sous l’Occupation. Elles soutiennent la condamnation exprimée par Monsieur le Maire. Un courrier en ce sens lui a été adressé.
Lire la suiteSur le nom « Polig Monjarret » pour le collège public de Plescop
COMMUNIQUÉ
Plusieurs associations (Amicale laïque de Cleunay, Association des Déportés
et Internés Résistants et Patriotes 35, Association nationale des anciens
Combattants de la Résistance 22-35, Association républicaine des anciens
Combattants et Victimes de Guerre 29, Délégués départementaux de l’Éducation
nationale 22-29-35, Ligue des Droits de l’Homme section de Rennes, Libre Pensée
22-29-35-56, Mouvement de la paix 56) ayant émis une protestation
contre l’attribution du nom de Paul, dit Polig, Monjarret au collège de Plescop
qui doit ouvrir en 2012, une délégation a été reçue au Conseil général du
Morbihan le 9 janvier 2012 en vue d’évoquer ce problème.
NON à un collège public Monjarret à Plescop
NON À L’ATTRIBUTION DU NOM DE MONJARRET
AU COLLÈGE PUBLIC DE PLESCOP
Paul (dit Polig) Monjarret (1920-2003)
fut sous l’Occupation un collaborateur du Parti national breton (PNB) acquis à
la cause du nazisme. Jamais il n’a renié son passé. Comment peut-on donner son
nom à un collège ?
Rassemblement républicain à Pontivy
Lire la suite
Place Polig Monjarret à Lorient
Pourquoi une « Place Polig Monjarret » à Lorient ? La municipalité de Lorient a prévu de donner à une place de la ville, le samedi 22 mai, le nom du musicien nationaliste breton Paul, dit Polig, Monjarret, en vue […]
Lire la suite