Monument catholique « Jean-Paul II » installé en 2006 sur un emplacement public, en contradiction avec l’article 28 de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’État

La Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée fait appel à votre solidarité.


La Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée s'est engagée à faire face à l'appel de la commune de Ploërmel devant la Cour administrative d'appel de Nantes ; appel contre la décision judiciaire du Tribunal Administratif de Rennes, qui enjoint à la commune de Ploërmel de  faire disparaitre de tout emplacement public la croix catholique (culminant à 10 mètre de haut) du monument "Jean Paul II", ce qui est strictement interdit par l'article 28 de la loi de 1905.

La Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée demande, à toutes les associations et les laïques qui ont sont déjà intervenu en soutien, leur participation financière pour couvrir les frais de cette défense (1500 euros pour l'action judiciaire en appel, action qui pourrait être prolongée en Conseil d’État)

Tous les soutiens, même les plus modestes, seront les bienvenus pour ce combat essentiel de défense de la loi de 1905.

La Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée vous remercie de votre participation à ces frais qu'elle a engagés pour notre combat de défense de la Laïcité.

CCP : Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée - 057 801 8C 034 CENTRE DE RENNES.

Chèques :

  • à l'ordre de "Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée" si inférieur à 50 euros
  • à l'ordre de "Fédération Nationale de la Libre Pensée" si supérieur à 50 euros, pour avoir un reçu pour don déductible pour 2/3 des impots

Pour l'envoi des chèques, écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour avoir l'adresse postale


Ploërmel : Liberté, Egalité, Fraternité et … Laïcité !

 

La laïcité, fondement de la République depuis ses origines, inscrite dans la Constitution, est instituée, pour l’essentiel, par la loi du 9 décembre 1905, dite « loi de Séparation ». Celle-ci prévoit d’interdire à l’avenir (à partir de 1906, donc,  et … jusqu’aujourd’hui)  « d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. » (Article 28 de la loi).

 

Il faut rappeler, en ces temps d’attentats dramatiques, liés, entre autres, à des allégations présentées comme d’ordre religieux, que cette interdiction  instituée par l’article 28 était et reste destinée à prévenir tout trouble à l’ordre public et à maintenir la « concorde civile ». Cette interdiction a été largement respectée, sauf exceptions, plutôt marginales. Toutefois, depuis les années 1980-90, nombre de responsables politiques, élus locaux notamment, ont entendu braver cette interdiction, là encore  en alléguant des motifs d’ordre religieux. Pour beaucoup c’était, selon eux, en réponse à l’appel du pape Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! ».

 

C’est notamment le cas de la commune de Ploërmel, sous les mandats de P. Anselin, ou du conseil général de Vendée, dès lors que P. Le Jolis de Villiers de Saintignon, dit Philippe de Villiers, en fut devenu président.

Ces provocations délibérées s’inscrivaient dans un contexte de débats pour abroger ou modifier la loi de 1905, en tout cas pour la rendre inopérante et ainsi « ouvrir la laïcité », voire instituer une « laïcité positive ».

La Libre Pensée, s’honore d’avoir chaque fois qu’elle l’a pu, combattu frontalement ces tentatives, non sans succès.  C’est dans la continuité de ce combat que, hier, mardi 24 novembre, la 4ème chambre de la Cour d’Appel Administrative (CAA) de Nantes a tenu audience sur deux procédures distinctes mais interdépendantes:

·         La demande de la commune de Ploërmel de sursis pour l’injonction prononcée, le 30 avril dernier, par le Tribunal Administratif (TA) de Rennes,  exigeant que la commune  fasse disparaître, sous un délai de 6 mois, le monument dit « de Jean-Paul II » de l’emplacement public où il a été édifié. La Libre Pensée et deux citoyens de la commune exigeaient de leur côté l’application de  cette injonction et. donc le rejet de la demande de sursis.

·         L’appel sur le fond, à l’initiative de cette même municipalité, pour demander l’annulation pure et simple de ce même jugement du TA de Rennes qui avait déclaré illégale l’exposition publique du signe religieux que constitue ce monument, avec sa croix de plus d’un mètre cinquante à 7 mètres de hauteur !

 

La CAA ne publiera son arrêt que le 15 décembre. Mais le rapporteur public, dont les conclusions sont reprises dans la quasi-totalité des cas par le juge, a préconisé l’annulation pure et simple du jugement du TA de Rennes du 30 avril, ce qui trancherait les deux questions en faveur des demandes de la municipalité actuelle de Ploërmel.

Communiqué de la Libre Pensée du Morbihan

Après le jugement du TA de Rennes déclarant illégal le « monument » catholique Anselin-Tséretelli de Ploërmel et enjoignant son déplacement hors du domaine public

 
La Libre Pensée, sollicitée par les médias, a répondu à toutes les demandes. Elle continuera à le faire, au besoin en exigeant, dans le cadre du droit de réponse (1), la rectification de relations, parfois inexactes, de ses positions réelles ainsi : 

    Force est de dénoncer le caractère partial - à la limite de la diffamation - des allégations selon lesquelles la Libre Pensée aurait demandé la « destruction de la statue de Jean-Paul II ».

    Car le recours de la Libre Pensée ne portait pas sur la « statue », mais sur le « monument » catholique, c'est-à-dire la présentation de cette statue dans le cadre d'une arche surmontée d'une croix d'une dizaine de mètres de haut. Il y a bien en effet deux choses distinctes : la statue, dont M. Anselin possède d'ailleurs un modèle réduit offert par le sculpteur; et l'arche monumentale qui constitue une atteinte délibérée (1) à la loi de 1905 en son article 28.

La Libre Pensée s’exprime et répond à vos questions

Avec Jean-Sébastien Pierre – Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

 

Jeudi 11 juin 2015 – 20 h – à Ploërmel

Salle des Carmes (place des Carmes, sous l’Office de Tourisme)

 

500 élèves : ce sont tous ceux à qui l’on voudrait interdire d’aller au lycée public de Ploërmel. C’est le chiffre donné par ceux qui font valoir leur monopole d’enseignement confessionnel donné par la loi Debré pour tenter d’interdire un lycée public à Ploërmel.

Peut-on interdire à Ploërmel l’application de l’article 28 de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’État de décembre 1905, peut-on maintenir un monument catholique (avec comme sujet un pape) avec son immense croix, dans un emplacement public, après une double condamnation d’un tribunal ?

Peut-on interdire à Ploërmel l’application des lois scolaires laïques de la IIIème République ?

Faut-il l’abrogation de la loi Debré, pour laquelle la Libre Pensée organise une manifestation nationale le 5 décembre 2015 ?


La Libre Pensée répondra à vos questions, celles que vous voudrez nous faire parvenir (par ce formulaire), et celles que vous voudrez poser dans la réunion, afin d'envisager des initiatives communes et des débats en commun.

Communiqué

Croisade pour un monument illégal ou torpillage du lycée public ?

La Libre Pensée exige le respect intégral de la laïcité à Ploërmel.

 

La Fédération de la Libre Pensée du Morbihan a tenu une réunion publique jeudi 18 septembre à Ploërmel  à la demande de citoyens ploermelais préoccupés par le respect de la laïcité dans leur commune. Le président national de la Libre Pensée, Jean-Sébastien PIERRE, est venu participer à cette réunion.