À la suite des multiples recours lancés par la Libre Pensée du Morbihan et par deux citoyens de la commune de Ploërmel, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative de la République, a rendu un jugement le 24 octobre 2017 :

  • Réaffirmant une nouvelle fois que la présence d’une croix surmontant le monument Jean-Paul II sur une place publique était illégale
  • Donnant injonction à la municipalité de Ploërmel de faire disparaître dans les six mois ce symbole religieux de tout emplacement public, en application de l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, loi de séparation de l’Etat et des églises.

Ce jugement est devenu définitif. Donc :

  • Soit le monument reste sur place mais la croix doit être démontée.
  • Soit le monument reste surmonté de sa croix mais il doit sortir du domaine public.

C’est la deuxième solution que la municipalité de Ploërmel a choisie, en accord avec l’évêché.  Le monument restera donc dans son état actuel mais il sera sorti du domaine public et vendu au diocèse qui l’implantera, selon ses déclarations, sur un terrain privé lui appartenant, celui de l’école du « Sacré-Cœur ».

Le monument suivra donc sa croix !

Retour au respect de la loi de 1905 : c’est ce que la Libre Pensée a demandé depuis 2006 !

Le Maire de Ploërmel a déclaré par voie de presse qu’il allait demander un délai d’exécution supplémentaire, au-delà des 6 mois que le Conseil d’Etat lui a accordés. Il en a le droit.

Mais une telle demande ne peut être admise que pour une exécution complète et définitive, selon un calendrier précis, de l’injonction prononcée. Un délai supplémentaire ne peut servir à couvrir d’ultimes manœuvres dilatoires.

En tout cas, la Libre Pensée du Morbihan n'a pas eu connaissance d'une demande de délai supplémentaire d'exécution. En tout état de cause, elle veillera à rappeler à tous que la décision du Conseil d’Etat doit être mise en œuvre effectivement et complètement - dans les meilleurs délais.

Ploërmel. La Libre Pensée explique sa satisfaction

 
  • Pierrick Le Guennec (2e à gauche), de l’association vannetaise, André Le Beherec (au centre), de la Fédération morbihanaise, et Gilles Kerouedan (2e à droite) sont venus exprimer leur satisfaction.
    Pierrick Le Guennec (2e à gauche), de l’association vannetaise, André Le Beherec
    (au centre), de la Fédération morbihanaise, et Gilles Kerouedan (2e à droite) sont
    venus exprimer leur satisfaction. | Ouest-France

Dominique LE LAY.

L’association La Libre Pensée a affirmé, jeudi 18 janvier, que la croix de la statue du Pape Jean-Paul II devait disparaître. Les responsables sont heureux de la décision de justice.

Jeudi 18 janvier, devant des sympathisants, Gilles Kerouedan, Ploërmelais qui a rejoint La Libre Pensée, Pierrick Le Guennec, président de l’association vannetaise, et André Le Beherec, président de la Fédération morbihanaise, tous deux de la Libre Pensée, évoquaient leur satisfaction suite à la décision du Conseil d’État contre la croix de la statue du Pape Jean-Paul II.

« Nous nous réjouissons que la plus haute instance juridique de l’État confirme nos attentes par rapport aux principes de la loi de 1905 », exprime André Le Beherec.

« La croix ajoutée illégalement »

« Cette décision de demander la suppression de la croix correspond exactement aux attentes de la Libre Pensée qui a toujours dénoncé une provocation délibérée et permanente à la loi de 1905 », enchaîne Pierrick Le Guennec. Tout en rappelant : « Ce n’est pas la statue par elle-même qui pose problème. C’est la croix ajoutée illégalement au monument qui doit disparaître car érigée sur un domaine public. »

Les responsables affirment que Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité sont des valeurs institutionnelles. Pour eux, la loi doit être appliquée à Ploërmel comme ailleurs. « Cette décision devrait faire jurisprudence en signalant qu’un artiste n’a pas le droit de violer la loi. Ici, ou l’artiste accorde le droit d’enlever la croix de son œuvre du domaine public, ou l’œuvre doit être déplacée sur un lieu privé. Nous serons vigilants sur l’application de la décision de justice », confie André Le Beherec.

Une histoire de 12 ans

Pour Gilles Kerouedan, « à l’origine contre ce projet, c’est une question de bon sens. Il n’y avait pas lieu de donner place à la provocation. Le déplacement semble acté, cette histoire de 12 ans n’aurait jamais dû commencer. »

Pour conclure, les responsables expliqueront que l’affaire a pris des proportions regrettables. « J’ai reçu des menaces de mort qui m’ont obligé à porter plainte à la gendarmerie », conclut Gilles Kerouedan.

 

 

 

Patience et longueur de temps... (Jean de la Fontaine)

 

Communiqué de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

Nouvelle victoire pour la Libre Pensée :