L’UBS accueille des « Cafés stratégiques & citoyen » organisés par l’Association des auditeurs de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale de Bretagne Occidentale (AR5-auditeurs IHEDN).
Une structure dont les buts sont notamment de développer l’esprit de défense dans la nation et de contribuer à la réflexion sur la défense nationale.
Le site de l’UBS les présente ainsi dans la rubrique « Vie des campus » :

Le café stratégique« Ce rendez-vous culturel et convivial, offre la possibilité d’échanger avec un intervenant sur des questions de défense et de sécurité concernant l’actualité politique (stratégies, enjeux géopolitiques, capacités de défense…). C’est l’occasion pour chacun, en tant que citoyen, de dialoguer et de se faire une idée sur le monde qui nous entoure et les rapports de force qui le traversent. »
⁕ Un prochain rendez-vous est annoncé sur le site :
10/02 Café stratégique – Vannes – La guerre et le recours à la force au XXI siècle
La conférence sera présentée par M. Stéphane Taillat, Maître de conférences HDR en histoire contemporaine/Centre de recherche de Saint-Cyr Coëtquidan (CReC), le mardi 10 février à 13h à Vannes.
Stéphane Taillat est par ailleurs directeur-adjoint du laboratoire de l’Institut Français de Géopolitique (université Paris 8)
⁕ Le jeudi 16 octobre 2025, dans le cadre du premier semestre des cafés Stratégiques 2025-2026, quarante étudiants des campus de Lorient et Vannes et leurs accompagnateurs dont Madame Delphine LE GALL, directrice de la culture et de la vie des campus de l’UBS, étaient invités par l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (AMSCC).
Après une introduction par l’encadrement de l’académie mettant en évidence les différents parcours centrés autour du rôle et de la responsabilité du chef, et les valeurs inculquées en sus des savoir-faire, huit sous-lieutenants issus de l’EMIA (École Militaire Interarmes, officiers de carrière) et l’EMAC (École Militaire des Aspirants de Coëtquidan, officiers sous contrat) ont présenté leurs parcours individuels.
Ces activités ne s’inscrivent pas dans des formations universitaires. Elles ne sont rattachées à aucune formation, à aucune recherche.
On n’est donc pas dans un domaine relevant de la liberté académique. La liberté académique n’est pas un droit attaché aux personnes, mais une liberté politique attachée à l’exercice d’un métier. Un métier qui s’appuie sur la recherche scientifique, bénéficiant d’une garantie statutaire d’indépendance vis à vis de tous les pouvoirs. C’est dans ce cadre que les scientifiques peuvent se prévaloir d’une liberté d’opinion et d’investigation absolue, dans les limites des règles et protocoles de discussion dans le champ concerné.
Mais il nous semble qu’il convient de s’interroger sur le risque de voir ces activités brouiller la compréhension de ce qu’est l’institution universitaire. A un moment où le pouvoir en place organise une campagne pour convaincre la jeunesse que son horizon est celui de la guerre, à un moment où les moyens, notamment universitaires, sont victimes des budgets pour l’armée et les industries de guerre, il nous paraît nécessaire de maintenir l’université comme îlot de formation scientifique, hors de toute pression et de toute idéologie.
