L’École, pour en finir avec le dualisme scolaire

Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient, l’auteur fait cela de manière remarquable concernant la question de l’École et de son devenir. Nous avions indiqué dans une Résolution d’un Congrès national de la Libre Pensée que, de plus en plus, c’est la question même de la survie de l’École publique laïque qui allait être sur le devant de la scène du combat laïque, tant la politique réactionnaire des différents gouvernements de la Vème République menaçait son existence même.
Et ce, dans une politique réactionnaire de doubles-ciseaux :
D’un côté, on fait financer par l’École publique laïque sa concurrente directe l’école privée catholique en prenant sur son budget, car évidement on ne va pas rogner sur les budgets de la répression grandissante (police et gendarmerie) – sinon les gouvernements Macron ne pourraient tenir, (la politique honteuse de soutien du Parti socialiste, des Républicains et de l’extrême-droite ne saurait se suffire à elle-même pour cela) – ni sur celui de l’armée, pour préparer la guerre ; les lobbys militaro-industriels en seraient fort mécontents.
On voit bien là toute l’hypocrisie des principes de l’Union européenne sur la « concurrence loyale et non faussée », car qui y a-t-il de plus déloyal et de plus faussé que de faire financer l’École privée par sa concurrente directe ? Microsoft de Steve Ballmer et Bill Gates, et bien d’autres dans la High-Tech électronique, ont été condamnés plusieurs fois pour avoir soutenu financièrement artificiellement leurs concurrents pour avoir l’air de maintenir une concurrence totalement déloyale et absolument faussée, cela pour ne pas être accusés et condamnés pour avoir créé un monopole de fait.
D’un autre côté, la Vè République n’a cessé de mettre en œuvre des lois de destruction de l’Enseignement public pour en finir avec un principe : l’Instruction publique qui libère les opprimés et les exploités. Comme le proclamait Adolphe Tiers, le futur boucher de la Commune de Paris au moment de la loi Falloux : « L’Instruction est un début d’aisance et l’aisance n’est pas due à tout le monde ». Chaque ministre de l’Éducation nationale de la Vè République, de gauche comme de droite, ont porté la hache contre l’Enseignement public.
Pour en savoir plus, je vous invite à lire un autre ouvrage de Dominique Goussot « Victor Hugo contre Falloux » (en vente à la librairie de la Libre Pensée) et le Numéro 10 de notre Collection Arguments « À propos de l’enseignement catholique en France » (téléchargeable gratuitement sur https://www.calameo.com/read/0037423011248edfdec57 ).
Les nombreuses annexes de ce nouveau livre de Dominique Goussot éclairent réellement le propos et montrent toutes les différences entre les lois laïques qui bâtissent littéralement l’École publique et les lois antilaïques qui en sont la négation pure et simple et qu’il faut abroger, à commencer par leur loi-mère : la loi Debré du 31 décembre 1959, loi fondatrice de la Vè République antilaïque.