LES CONFUSIONS DU 15 AOÛT

Les cérémonies du 15 août soulèvent des questions. Il s’agit d’un dogme, auquel Pie XII donnera son contenu en 1950. Selon la tradition de l’Église catholique, Marie, la mère de Jésus, n’a pas été soumise à la mort. Préservée des conséquences du péché, elle a été, selon le terme technique, «assumée» au ciel – d’où le terme assomption –, avec son corps et son âme. Il n’existe donc pas de «tombe» où reposerait son corps. (site de CNEWS). L’Église catholique organise donc à cette occasion des processions et, en Bretagne, elles se terminent souvent par une cérémonie en souvenir des disparus en mer.

Les quotidiens nous offrent parfois des photos montrant le maire et le prêtre, côte à côte, lors du lancer de gerbe en mer. Ainsi, David Robo, maire de Vannes, avec la couronne apportée par un enfant de chœur, dans un geste digne d’une passe du RCV ; il est à une tribune avec les notabilités religieuses. Ainsi, lors de la fête des deux rives à Penerf, les maires de Damgan et du Tour du Parc portant écharpe tricolore, le député Michel Criau et le prêtre de la paroisse ont jeté la gerbe depuis le bateau de la SNSM.

Donc, des élus de la République participent, en tant que tels, à un événement cultuel.

Constatons qu’en l’espèce, ces élus se rendent complices de la préemption par l’Église des perdus en mer, quelque soit leur conscience (mais Dieu reconnaîtra les siens) et surtout, qu’ils installent le culte catholique comme une composante de l’ordre social, de la sphère publique, en violation du principe de neutralité dont ils doivent être les gardiens. On nous objectera, évidemment, que c’est une tradition… Tradition qui n’engage que ceux qui s’en servent pour leur politique.

Depuis 2023, se dresse à Séné, face à Port Anna, un monument dédié aux péris en mer. Sans aucun caractère religieux.