Violences sexuelles dans les établissements confessionnels – encore et toujours

Le Télégramme du vendredi 13 février publie un article intitulé : Violences sexuelles au Likès : un collectif de victimes se crée.

Ce n’est pas le premier article consacré à ces crimes. Ouest France en a publié près d’une cinquantaine en 2025. Parmi eux, l’établissement Saint-François-Xavier, à Vannes, du début des années 1950 à la fin des années 1960. « Ces violences étaient systémiques », reconnaît le père Le Bel, jésuite socius, bras droit du provincial. Il se confirme que la loi du silence a lourdement pesé et pèse encore.

Ce qui se confirme dans l’article du Télégramme, c’est le traumatisme, la souffrance de ceux qui n’ont pas oublié et ont maintenant la soixantaine. Ce qui les a déterminé à agir et à se regrouper, à partager les témoignages, c’est l’existence de clauses de confidentialité contenues dans le protocole d’indemnisation. « On veut acheter notre silence ».

La Congrégation des Frères des Écoles chrétiennes, mise en cause, se dit « consciente de la gravité de ces faits. »

« Sur les 72 saisines, 70 ont conduit à un protocole et au versement d’une indemnité financière de 2,43 M€. » Soit un peu moins de 35 000 € par victime. Ce qui confirme que : 1° l’Église et ses institutions a les moyens de payer, comme la Libre Pensée l’a toujours dit ; 2° qu’une action en justice aurait sans doute aboutit à des montants d’indemnisation plus élevés ; que la loi du silence pèse et que les Pasteurs du troupeau se protègent de toutes les manières possibles.