L’horizon bouché de l’École publique à Vannes

En annonçant dès maintenant la fermeture de l’école de la Rabine pour la rentrée 2027, M. Robo a sous-estimé la révolte des parents, mais aussi le poids d’un symbole. De plus, les défenseurs de l’École de la République ont tout lieu d’être inquiets d’un « plan de refonte du périmètre scolaire et de poursuite de l’évolution des écoles publiques ». (Ouest France du 30 juin)

D’autres modifications sont d’ores et déjà annoncées :la maternelle Anne de Bretagne rejoindrait l’élémentaire Sévigné, la maternelle Marie-Pape Carpantier fusionnerait avec l’élémentaire Jules-Ferry, de même pour les écoles Jacques Prévert et Armorique. Des préoccupations foncières peuvent aussi jouer.

Monsieur Robo anticipe ainsi les mesures à venir selon une politique, qui pourrait bien être remise en cause à la rentrée 2027. On serait en droit d’attendre en effet qu’une priorité majeure à l’École de la République revienne à l’ordre du jour, en lien avec la question du financement public des écoles privées.

L’adjointe à l’enseignement a rappelé que le privé représente 58 % des élèves scolarisés à Vannes. La baisse constatée à la dernière rentrée était de 2,3 % pour le public et de 2,13 % pour le privé. L’enseignement public compte 15 établissements contre 10 privés confessionnels sous contrat et deux hors contrat.

A cette rentrée, dans le public, ouvertures de postes à Anne de Bretagne (un poste en maternelle), Cliscouët, Jacques-Prévert, Jean-Moulin, Docteur Calmette ; suppression de postes à Beaupré-Lalandes, Calmette ; fermeture conditionnelle à Tohannic et à Jules-Ferry. Soit le risque d’un solde nul.

Dans le privé, trois ouvertures (Saint-Vincent Ferrier, Françoise d’Amboise, Saint-Guen) et une fermeture (Sacré Cœur). Notons l’abandon par le Diocèse du projet de nouvelle école à Beaupré-Lalande.

Dans une analyse portant sur Paris et dix-neuf grandes villes, le constat est clair :l’École publique a absorbé l’essentiel de ce choc démographique tandis que les établissements privés sous contrat ont, pour l’essentiel, maintenu leurs effectifs et amplifié leur rôle dans le creusement des inégalités sociales et scolaires. Nonobstant la part majoritaire du privé confessionnel, la même tendance sous-tend la politique que se propose de suivre M. Robo.

Attachée à la laïcité qui ne peut admettre un « projet propre » dans l’enseignement, la Libre Pensée, participe depuis fin 2023 au Collectif pour l’école publique laïque qui unit le monde laïque autour de la mise en valeur de l’école publique afin qu’elle redevienne la priorité du pays au profit de toute la jeunesse. Le collectif Pour l’école publique laïque porte le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat ; la Libre Pensée a présenté une proposition argumentée et complète aux partenaires du collectif.

Pour l’unité des laïques contre le plan Robo et contre la fermeture de la Rabine !En annonçant dès maintenant la fermeture de l’école de la Rabine pour la rentrée 2027, M. Robo a sous-estimé la révolte des parents, mais aussi le poids d’un symbole. De plus, les défenseurs de l’École de la République ont tout lieu d’être inquiets d’un « plan de refonte du périmètre scolaire et de poursuite de l’évolution des écoles publiques ». (Ouest France du 30 juin)

D’autres modifications sont d’ores et déjà annoncées :la maternelle Anne de Bretagne rejoindrait l’élémentaire Sévigné, la maternelle Marie-Pape Carpantier fusionnerait avec l’élémentaire Jules-Ferry, de même pour les écoles Jacques Prévert et Armorique. Des préoccupations foncières peuvent aussi jouer.

Monsieur Robo anticipe ainsi les mesures à venir selon une politique, qui pourrait bien être remise en cause à la rentrée 2027. On serait en droit d’attendre en effet qu’une priorité majeure à l’École de la République revienne à l’ordre du jour, en lien avec la question du financement public des écoles privées.

L’adjointe à l’enseignement a rappelé que le privé représente 58 % des élèves scolarisés à Vannes. La baisse constatée à la dernière rentrée était de 2,3 % pour le public et de 2,13 % pour le privé. L’enseignement public compte 15 établissements contre 10 privés confessionnels sous contrat et deux hors contrat.

A cette rentrée, dans le public, ouvertures de postes à Anne de Bretagne (un poste en maternelle), Cliscouët, Jacques-Prévert, Jean-Moulin, Docteur Calmette ; suppression de postes à Beaupré-Lalandes, Calmette ; fermeture conditionnelle à Tohannic et à Jules-Ferry. Soit le risque d’un solde nul.

Dans le privé, trois ouvertures (Saint-Vincent Ferrier, Françoise d’Amboise, Saint-Guen) et une fermeture (Sacré Cœur). Notons l’abandon par le Diocèse du projet de nouvelle école à Beaupré-Lalande.

Dans une analyse portant sur Paris et dix-neuf grandes villes, le constat est clair :l’École publique a absorbé l’essentiel de ce choc démographique tandis que les établissements privés sous contrat ont, pour l’essentiel, maintenu leurs effectifs et amplifié leur rôle dans le creusement des inégalités sociales et scolaires. Nonobstant la part majoritaire du privé confessionnel, la même tendance sous-tend la politique que se propose de suivre M. Robo.

Attachée à la laïcité qui ne peut admettre un « projet propre » dans l’enseignement, la Libre Pensée, participe depuis fin 2023 au Collectif pour l’école publique laïque qui unit le monde laïque autour de la mise en valeur de l’école publique afin qu’elle redevienne la priorité du pays au profit de toute la jeunesse. Le collectif Pour l’école publique laïque porte le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat ; la Libre Pensée a présenté une proposition argumentée et complète aux partenaires du collectif.

Pour l’unité des laïques contre le plan Robo et contre la fermeture de la Rabine !