Auteur/autrice : comtec56

Emmanuel Macron aux Bernardins : le vice clérical aux bras du crime antilaïque ?

FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE – Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS Tél. : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84 libre.pensee@wanadoo.frhttps://www.fnlp.fr

 

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE –

Emmanuel Macron aux Bernardins :

Le vice clérical aux bras du crime antilaïque ?

Le Président de la République a donc été reçu par la Conférence des Evêques de France au Collège des Bernardins. C’était la première fois qu’un Président de la République répondait favorablement à une telle invitation. C’est indéniablement une entorse flagrante au principe de Séparation des Eglises et de l’Etat (Loi du 9 décembre 1905).

Cette « reconnaissance » d’une religion a été confirmée par le Président des Evêques « Votre présence nous honore et manifeste les relations anciennes et renouvelées entre l’État et l’Église Catholique. » Rappelons que c’est Lionel Jospin, alors Premier ministre qui avait institué une structure de dialogue permanent avec l’Eglise catholique en 2002.

Emmanuel Macron a inscrit ses pas dans la même démarche : « Pour nous retrouver ici ce soir, Monseigneur, nous avons, sans doute, vous et moi bravé, les sceptiques de chaque bord. Et si nous l’avons fait, c’est sans doute que nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer…. Un Président de la République prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir. »

C’est bien d’une violation de la loi de Séparation qu’il s’agit. Mettre sur le même plan, l’Eglise et les catholiques, c’est confondre l’institution cléricale qu’est l’Eglise catholique et des citoyens qui sont catholiques. Il y a une loi de Séparation entre les Eglises et l’Etat, pas entre les citoyens-croyants et l’Etat.

Le lien entre l’Eglise et l’Etat, ce fut notamment le Concordat et avant lui « le Roi de droit divin ». S’agit-il de réparer ce lien en remettant en cause la loi de Séparation qui a, effectivement, cassé le lien entre l’Etat et l’Eglise ? On comprendrait alors, enfin, la formule de son Ministre Darmanin : « Il faut renforcer la loi de 1905 par un concordat avec l’Islam ».

Comme toujours, pour commettre un forfait politique, l’Histoire doit être revisitée. Ainsi pour Emmanuel Macron, l’Histoire se résume à l’histoire de l’Eglise catholique : « Je suis convaincu que les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme se sont forgés dans ces moments où est vérifiée la valeur réelle des hommes et des femmes. Il n’est pas besoin de remonter aux bâtisseurs de cathédrales et à Jeanne d’Arc: l’histoire récente nous offre mille exemples, depuis l’Union Sacrée de 1914 jusqu’aux résistants de 40, des Justes aux refondateurs de la République, des Pères de l’Europe aux inventeurs du syndicalisme moderne…. » Il est clair aussi que pour Emmanuel Macron l’Histoire de France commence et finit avec l’Eglise : rien avant, rien après.

 

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Scolarité obligatoire à 3 ans ?

ANELALP

Association Nationale des élus locaux

Amis de la Libre Pensée

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS

 

 

Communiqué

Lundi 2 avril 2018                                                    

Scolarité obligatoire à 3 ans ? Au bénéfice de qui ?

L’Association Nationale des élus locaux Amis de la Libre Pensée a pris connaissance de la déclaration du Président de la République : «J’ai décidé de rendre obligatoire l’école maternelle et d’abaisser de 6 à 3 ans en France l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019»

L’ANELALP constate que cette annonce n’aura en pratique aucune conséquence sur la scolarisation des enfants de trois ans, puisqu’aujourd’hui, 97,6 % (et quasiment 100 % des enfants de 4 et 5 ans) vont déjà à l’école maternelle, et que rien n’obligera les parents des 26000 enfants concernés à les mettre à l’école (instruction à la maison).

L’ANELALP rappelle qu’à l’inverse, depuis des décennies, la multiplication de mesures contre l’école maternelle, et en particulier la chasse aux postes, entrainant la non prise en compte par l’éducation Nationale des enfants de deux ans dans les opérations de carte scolaire (sauf dans les zones dites « prioritaires » ) a fait chuter le taux de scolarisation de cette tranche d’âge de 35% en 1999 à moins de 11 % aujourd’hui.

Orientation confirmée il y quelques semaines par le ministre Blanquer, qui remettait en cause la scolarisation des enfants de deux ans.

Quels desseins cache cette éventuelle « scolarité obligatoire »

dès trois ans?

A qui servirait cette mesure ?

La réponse est simple : à l’école privée confessionnelle.

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9ème rassemblement à Vannes, pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de 1914-1918, au bas de la rue Jean-Jaurès, samedi 11 novembre 2017

30 personnes rassemblées à Vannes,

A l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme Vannes, de la Libre Pensée du Morbihan, du Mouvement de la Paix du Morbihan

Avec le soutien du Parti Communiste Français de Vannes, du Parti Ouvrier Indépendant du Morbihan, de France Insoumise de Vannes


Discours le 11 novembre 2017, à Vannes, de la Libre Pensée du Morbihan

Je vous apporte ici le salut de la Fédération nationale de la Libre Pensée et de la Fédération nationale laïque des monuments pacifistes, de la Libre Pensée du Morbihan.

Il y a 30 ans avait lieu le premier rassemblement de Gentioux, initié par la Libre Pensée autour de cet orphelin qui inscrit pour le présent et l’avenir son dégout, son rejet de la guerre. Rageur, il crie « Maudite soit la guerre ».

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9ème rassemblement à Vannes, pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de 1914-1918 – Vannes

9ème rassemblement à Vannes, pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de 1914-1918, au bas de la rue Jean-Jaurès, samedi 11 novembre à 11 h 30

Réintégrons les fusillés pour l’exemple, mutins, engagés étrangers

et soldats coloniaux dans la mémoire nationale

La dénonciation des injustices commises par les tribunaux militaires durant la Première Guerre mondiale a été l’un des grands combats de la Ligue des droits de l’Homme, de la Libre Pensée, de l’Association Républicaine des Anciens Combattants, du Mouvement de la Paix, de l’Union Pacifiste, dans le prolongement de l’affaire Dreyfus, après la guerre de 1914-18, et dans les dernières années. Il a permis d’obtenir jusqu’en 1935 la réhabilitation de 40 fusillés pour l’exemple. Nous déplorons qu’en 2014 le centenaire officiel de ce conflit n’ait pas été l’occasion d’un acte fort vis-à-vis de tous ceux non encore réhabilités, qui ont été victimes d’ordres arbitraires et injustes.

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