organisations se sont mobilisées le 11 novembre 2009 à Vannes, afin
de défendre la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de
la première guerre mondiale :
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Ont été associées à ce rassemblement : |
En effet, au moins 650
soldats français, qui ne supportaient pas les conditions du premier
conflit mondial, ont été, après jugements sommaires, fusillés
pour l’exemple afin d’inciter l’ensemble des mobilisés à
l’obéissance aveugle, et à la discipline la plus rigide.
Ces "fusillés pour
l’exemple" doivent être considérés comme des victimes, et il
est inacceptable que, 90 ans après, leur mémoire n’ait pas été
entièrement réhabilitée.
Dans son discours du 11
novembre 2008 à Douaumont, le Président de la République a évoqué
leur cas de façon claire et compréhensive. Néanmoins la France
doit encore les rétablir dans l’entiereté de leur dignité c’est à
dire :
-
réhabilitation sans
condition avec effacement des décisions iniques prononcées par les
conseils de guerre -
demande de pardon
par l’Etat aux familles concernées -
inscription des noms
sur les monuments aux morts
Le mercredi 11 novembre 2009, la
mobilisation a eu lieu à 11 h 30, en bas de la rue Jean Jaurès
(première victime du conflit).
Une conférence de presse
a eu lieu mardi 27 octobre à Vannes afin de présenter l’action commune
des organisations impliquées dans ces initiatives pour réclamer la
justice par la réhabilitation pour les fusillés pour l’exemple de
la première guerre mondiale.
En prélude au
rassemblement organisé le 11 novembre, les organisations signataires
ont décidé la projection publique gratuite, ouverte à tous, du
documentaire d’Alain Moreau "Les fusillés pour l’exemple",
passé sur France5. Cette séance a eu lieu le mercredi 4 novembre à
20 heures, à Vannes (Maison des Association), suivie d’une discussion.
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Vannes, 11 novembre 2009 – Hommage aux « Fusillés pour l’exemple » de 14-18
Discours pour la LP 56
Amis, Citoyens, Compagnons, Camarades,
Trois valeurs d’une grande force nous réunissent aujourd’hui :
La justice, parce qu’il s’agit en effet de rendre justice aux 650
« fusillés pour l’exemple » de la « Grande guerre » 14-18, exécutés
après des jugements sommaires quand ce ne fut pas sans jugement aucun,
La mémoire, parce que si 90 années ont passé, il ne faut pas oublier le
sacrifice des victimes militaires et civiles de la boucherie que fut
cette « première guerre mondiale », et cela pour tous les camps car le
drame fut identique du côté allemand,
La paix, parce que le fondement de notre action est l’éradication de la guerre comme moyen de résoudre les conflits.
Je remercie toutes les organisations ici représentées et qui se sont
associées à notre initiative commune : en particulier l’Association
Républicaine des Anciens Combattants, la Ligue des Droits de l’Homme, la
Libre Pensée, le Mouvement de la Paix, le Parti de Gauche, le Parti
Ouvrier Indépendant, le groupe libertaire Lochu et CAP21 Bretagne. Nous
remercions de même madame Odette Herviaux, sénatrice du Parti socialiste
dans le Morbihan et Vice-Présidente de la Région Bretagne, pour le
soutien qu’elle nous a fait parvenir.
Nous avons choisi de nous rassembler devant le nom de Jean Jaurès, dont
on fête le 150e anniversaire de la naissance cette année, parce qu’il a
avait eu une claire vision des problèmes posés, pour laquelle il fut
assassiné le 31 juillet 1914, quand il déclarait « le capitalisme porte
en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».
Des rassemblements comme celui-ci, il y en a aujourd’hui dans toute la
France, avec une exigence commune : il faut obtenir la réhabilitation
complète des Fusillés pour l’exemple de la Guerre de 1914-1918.
Dans son discours du 11 novembre 2008 à Douaumont, le Président de la
République à reconnu la pleine justesse de notre combat. Il n’a manqué
qu’un mot : réhabilitation !
D’ores et déjà, cinq Conseils généraux ont adopté des résolutions en
direction de la Présidence de la République pour demander cette
réhabilitation. Il s’agit de l’Aisne, de l’Allier, de la Corrèze, de
l’Oise et de la Haute-Saône. C’est pourquoi nous allons nous adresser à
l’ensemble des Conseils généraux pour qu’ils adoptent des motions allant
dans ce sens.
Il faut penser aux familles de ceux qu’on a appelés des « traîtres » :
pour leurs veuves et leurs orphelins, s’ajoutèrent au deuil le
déshonneur public, l’humiliation face aux monuments aux morts où ne
figuraient pas les noms des « lâches », le refus des pensions de
guerre…
La réhabilitation doit devenir réalité ! Tous les fusillés pour
l’exemple de 1914-1918 doivent réintégrer sans réserve la mémoire
collective, à égalité avec les autres victimes d’une guerre qui ne fut
grande que par sa dimension et l’étendue de ses effets . Combattre pour
la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple », ce n’est pas un
simple devoir de justice pour le passé, c’est un formidable message pour
le présent et pour l’avenir.
Je vous invite à regarder ce soir sur France 2 le téléfilm d’Alain
Moreau "Blanche Maupas" qui illustre pleinement notre propos, de même
que le documentaire du même auteur que vous avons projeté récemment à la
Maison des associations.
Je passe maintenant la parole à Monsieur Jean Salaud, qui représente l’Association Républicaine des Anciens Combattants.
