Ouest France du 01/09 publié un article sur la rentrée à l’école de la Rabine à Vannes. Extraits : Jérôme et Lucile: Nous sommes profondément déçus de cette décision qui va à l’encontre des transports. Ici tout le monde vient à pied ou à vélo. Bientôt, on devra prendre notre voiture. Tout ça pour des enjeux financiers de droite. Et nos enfants vont être séparés de leurs copains.
Constance, Valentine, et Constantin sont très inquiets pour l’an prochain. J’aimerais bien rester avec mes copains
, murmure Constantin. La maman de Valentine ne s’est même pas encore posé la question. Je n’ai pas encore assimilé cette fermeture. Ça n’est pas possible une telle décision. On n’a aucune information en direct. On ne sait même pas si des mesures sont envisagées pour accompagner les enfants. Ils vont être balancés dans des écoles, c’est n’importe quoi !

La directrice de l’école, Marie Christine Le Berre, est également réservée. C’est très particulier cette rentrée. Nous avons tous été sous le choc lors de l’annonce de la fermeture.
Quatorze élèves ont déjà quitté l’école. L’éducation, ça n’est pas que des cases à cocher
, poursuit ce père. 58 % des élèves de Vannes sont scolarisés dans le privé et on ferme une école publique ?
Une fermeture d’école qui vient soutenir l’école privée confessionnelle ! Mais la responsabilité est bien celle du maire, pas celle des parents !
Et le même Ouest France du 03/09 rend compte de la visite du ministre. Les manifestants ont été tenus à l’écart du cortège ministériel mais ont fait entendre leur voix… à distance. Aucune interaction avec le ministre n’a pu avoir lieu. Au final, le ministre a pris la parole devant la presse : « Fermer une école est toujours une douleur. Mais nous sommes dans un contexte de baisse démographique très forte. Soit on subit, soit on reprend en main notre destin scolaire avec une politique de réaménagement du territoire par et autour de l’école ». Une reprise en main « manu militari »…
