Communiqué, Vannes le 29/09/2025
Ouest France et Le Télégramme ont fait état de la mise en œuvre du nouveau dispositif de formations des enseignants (1er et second degré). L’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (INSPÉ) de Vannes doit fermer.
Ouest France précisait :
Une des conséquences de la modification du cursus de formation des maîtres.
« Avant, en Bretagne étaient formés, au niveau master 1 et 2, 300 à 400 enseignants sur six sites. Aujourd’hui, avec la mise en place de la licence Professeur des écoles, elle ne concerne qu’une centaine d’étudiants sur les sites de Rennes (Ille-et-Vilaine), Brest (Finistère) et Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). » Exit le Morbihan.
Or, dans le Morbihan, selon les deux journaux, cette mission publique d’enseignement pourrait être confiée à l’Université catholique de l’Ouest (UCO), sur le site de Vannes-Arradon. On ne sait d’où venait l’information. En tout cas, cela semblait « normal ».
Mais samedi 27 septembre, le directeur-adjoint du site indiquait dans Le Télégramme que « la vocation de l’UCO (n’était) pas de remplacer ce que fait l’INSPÉ à Vannes. » Il est vrai qu’après s’être débarrassé du financement sulfureux de Pierre-Édouard Stérin, son objectif, à l’instar de l’ensemble des enseignements catholiques, est de développer « ce projet éducatif catholique pleinement ouvert à tous, pleinement universel et donc pleinement chrétien ». (comprenne qui pourra!)
Ainsi, à l’occasion des 150 ans de la fondation de l’UCO par Mgr Freppel, sera organisé le 8 décembre 2025 la Fête patronale : Fête des lumières sur l’ensemble des campus UCO et célébrations autour de la figure de Marie (Fête de l’Immaculée Conception) et actions solidaires.
Ainsi, le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique affirme « qu’un·e professeur·e doit pouvoir « prier« avec ses élèves en classe. Y compris lorsqu’il ou elle est payé·e intégralement par l’État, comme c’est le cas dans le privé sous contrat. »
Voilà où on en est arrivé. Depuis la loi Debré de 1959 et toutes celles qui ont suivi, on considère que l’enseignement privé, essentiellement confessionnel, est « associé » au service public de l’enseignement. C’est là l’expression la plus évidente du caractère réactionnaire de la Vè République.
La Libre Pensée combat pour l’abrogation de la loi Debré. Elle a élaboré un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé, soumis à toutes les organisations se réclamant de la laïcité.
Un Meeting national unitaire est organisé le samedi 6 décembre à 14 h au gymnase Japy à Paris pour le 120è anniversaire de la loi de 1905. D’ores et déjà, sont parties prenantes, avec la Libre Pensée, la Vigie de la laïcité, la Ligue des Droits de l’Homme, la Ligue de l’Enseignement, l’Union rationaliste, Solidarité laïque..
L’urgence : agir pour la défense de la Laïcité,
comme principe indispensable de l’émancipation humaine
